08/11/09

Allumeuse ?

Voilà la question avec laquelle je me suis réveillée ce matin après une soirée riche en émotions et arrosée comme il se doit : "Est ce que les gens me voient comme une allumeuse ?"
J'ai l'impression de créer, malgré moi, des malentendus parfois ou de donner l'image d'une nana qui allume tout le monde.
Il est vrai que j'aime toucher mes amis, les peloter, les embrasser, les serrer dans mes bras, ou pire, leur sauter dessus (vu mon gabarit, ça doit pas être drôle pour tout le monde....).
J'aime aussi qu'on me touche, qu'on me prenne dans les bras, qu'on m'embrasse vraiment et pas qu'on me fasse une bise toute pourrie en plaquant sa joue contre la mienne, qu'on me prenne par la main ou par l'épaule en marchant.
Mais bordel, pas avec n'importe qui ! J'adore - j'ai besoin même de - pouvoir faire ça avec mes amis, mais je n'irais jamais passer ma main dans les cheveux ou caresser le dos d'un inconnu dans la rue (sauf en cas de fort taux d'alcoolémie, j'avoue).
J'ai l'impression que le fait que je sois libre dans mes relations amicales fait croire aux gens que je suis une fille "facile".
J'aime la sensualité, la texture de la peau, la "matière humaine", mais de ce fait, ça n'est pas pour autant qu'on peut se permettre n'importe quoi avec moi.
Hier soir, on m'a dit "mais arrête de te faire toucher par tout le monde et de toucher tout le monde, ça énerve" (sous entendus : ça excite. Mais vous l'aurez bien compris avec vos esprits tordus de petits pervers, vilaine va !).
Je réponds donc de ma plus grosse voix que, premièrement, ça n'est pas avec "tout le monde" mais avec mes amis qui me sont chers, et deuxièmement, ça n'est en aucun cas dans un but sexuel vis à vis de qui que ça soit.
Ma mère se faisait elle même prendre pour une allumeuse plus jeune et mon frère pour un homo quand il dit à un mec qu'il sent bon et qu'il lui passe la main dans le dos.
Faut croire que c'est de famille ce truc...
Au nom de toute la famille Ficottier, je tiens donc à vous dire que nous ne sommes pas des salopes.
Bonsoir.

26/10/09

Un peu de Sociologie

Mais oui ! Un peu de Sociologie dans tout ça ne nous fera pas de mal voyons.
Toutes les phrases citées ici seront celles d'un professeur de Sociologie de l'imaginaire.

- L'imaginaire peut produire du réel.
- Une foule ne résonne pas.
- L'objectif et le subjectif sont eux-mêmes un effet de l'imagination.
- L'irréel domine le réel.
- La foule est une oreille élargie / collective, elle voit ce qu'elle entend, elle est une cathédrale visuelle.
- La révélation d'une âme collective est indépendante de tout âme individuelle.
- Les liens qui soudent les individus résultent de la simultanéité de leur passion.
- On ne vit jamais dans le réel pur mais toujours dans la possibilité du réel.

Prenez ce que vous voulez, moi je vous retranscrit ce qui m'a touché.
Honnêtement, je ne fais pas cette article pour faire étalage du savoir que je suis sensé acquérir pendant mes études, mais dans ce cours, certaines choses m'ont fait tilter alors comme je suis sympa comme nana, bah je partage.
Vous vous en foutez ? Bah c'est pas grave, passez votre chemin, je m'en branle moi.


20/10/09

La partition

Il y a parfois des choses qui nous tombent dessus sans qu'on s'y attende, même si on l'a un peu cherché. Je suis bien obligé d'avouer que je l'ai un peu cherché.
Ou plutôt je savais que cela viendrait à moi sans que j'ai à forcer quoi que ça soit.
Il n'y a pas beaucoup de hasard je crois, et cela depuis le début. Comme si c'était dit quelque part.
Mais le mieux, c'est que tout s'écrit au fur et à mesure, la première note était donnée, mais maintenant tout s'écrit à deux mains. De nos deux mains.
Cette partition de nous se joue presque sans nous, mais toujours sur la même portée, même si un bémol ou un dièse se baladent.
Mais même avec ce bémol ou ce dièse, cette putain de partition groove à mort !
Elle est fluide, heureuse, un peu barrée parfois mais toujours très douce et surtout pas technique à la "prog", mais d'une belle simplicité.
Elle va crescendo, elle court sur toi, sur moi, sur nous. Elle s'enroule autour de nous et nous berce doucement.
C'est une petite musique de fond discrète, jamais entêtante. Petite musique qui explose en orchestration colorée lorsque nos esprits se rencontrent, nos corps se retrouvent, nos sens s'éveillent.
Orchestration qui anime mes sens, me fait sentir de nouvelles odeurs, me fait voir de nouvelles couleurs, me fait entendre de nouveaux sons.
Cette partition vibrante qui émane de nous, tout en équilibre et en souplesse.
Je la sens sous la pulpe de mes doigts lorsque je te touche, je sais qu'elle est là, sous ta peau et je sais qu'elle est sous la mienne aussi.
Quand nos ventres tout chauds sont l'un contre l'autre, je sens ton rythme guider ma musique. Puis, c'est à mon tour de t'emmener. Nos ventres improvisent, toujours à l'écoute l'un de l'autre.
Qu'il est difficile de décrire une musique intense et si colorée par de simples mots...
Mais je sais que les choses évidentes n'ont pas besoin d'être dites.

11/10/09

Moi je

Ah, la fameuse page blanche... Les mots se bousculent mais il est toujours difficile de commencer. On a envie d'aller sur un thème mais aussi de parler de pleins de choses différentes. On se dit que toutes ces choses différentes, il faut justement les écrire maintenant avant qu'elles nous échappent. Mais on aime aussi à tenir une certaine logique horizontale dans l'écriture. Moi j'ai décidé de choisir le fouillis, le bordel, le jet de pensées, l'horizontale, le verticale. Je veux tout écrire en même temps, je ne veux pas d'ordre. L'écriture c'est un peu comme la vie, ça vient comme ça, on ne s'attend pas toujours à dire ça ou ça, on se surprend. Et parfois, aussi, ça ne vient pas. Il y a tout, les idées, le sens, l'envie, mais ça bloque, tout est fermé sans qu'on trouve la bonne clé pour ouvrir la bonne porte. Pour écrire, je crois qu'il faut savoir d'abord s'écouter, se laisser aller dans son inconscient et se donner la liberté de dire. L'écriture, c'est une liberté. Je décide donc de prendre cette liberté dans mes mains courtes et potelées même si, évidemment, elle s'écoule un peu entre mes doigts. Je ne prétends rien, je ne me donne aucun statut, je ne suis pas une artiste ou une écrivaine. J'aime juste les mots, la façon dont ils jouent dans ma tête, dont ils se faufilent sur ma langue et dont ils courent dans mes doigts. J'ai commencé à écrire jeune et pour moi, d'abord. Le soir, toujours, au moment ou mon cerveau et mon corps sont le plus paisibles. Je ne sais pas encore inventer, laisser mon imagination jouer avec des personnages et des mondes irréels. Je ne sais que me raconter de manière, certes un peu égoïste vous me direz. Il est certain que ça n'est jamais très objectif de parler de soi, mais moi je m'en balance de l'objectivité. Oui, j'aime parler de moi, de ce que je ressens, des gens qui m'entourent, de mes histoires, intéressantes ou pas. Je me réserve par contre une part d'intime, je ne tiens pas à écrire ma vie au monde entier. Je choisis ce que j'écris et toujours en fonction de ce que j'imagine que cela peut susciter chez les gens. Quoi de plus agréable que quelqu'un qu'on ne connaît ni d'Ève ni d'Adam vous dit qu'il aime ce que vous écrivez et ce que vous racontez. Au fil des années (même si elles ne sont pas nombreuses) l'envie d'écrire s'est manifestée de plus en plus régulièrement. Et puis un jour, un ami m'a montré son blog. J'ai aimé la façon dont il écrivait mais l'idée d'exposer sa vie au monde entier m'a d'abord révulsée. Je me suis demandé pourquoi il avait ce besoin de dire à n'importe qui ce qu'il se passait dans sa vie. Une sorte d'envie de s'exhiber sans pudeur sur la « toile ». Et puis, j'ai compris. C'est un choix, une liberté qu'il a prise, de se dévoiler un peu ou beaucoup, et personne ne pouvait lui enlever ça. Déclic. Et pourquoi pas moi ? J'aime écrire, j'aime raconter des histoire, j'aime les mots.Personne ne m'oblige à le faire, je n'ai aucune contrainte dans mon écriture, j'ai le choix de révéler telle ou telle chose ou pas et je n'oblige personne à me lire ou à me dire ce qu'il en pense. Je me fous de ce qu'on peut penser de ce blog qui est le mien. Justement, il est à moi et à moi seul. Il est à moi, mais je le partage. Cette idée me plaît. Je me raconte dans ce blog, mais au final, qu'est ce que vous savez vraiment de moi ? Vous ne connaissez pas mon « identité sexuelle », la rue où j'habite, le nom de mes amis, etc etc. Vous ne savez même pas si j'ai un chat ou pas. Alors oui, je crois que je vais continuer à écrire ici, chez moi, en toute simplicité et comme ça vient.

09/10/09

Orage, mon bel orage

Ce soir c'est le premier orage de la soirée et c'est juste simplement beau.
J'ai éteint la lumière et ai collé mon nez à la fenêtre comme une gamine, du coup j'ai le nez tout froid maintenant...
L'orage, c'est magnifique, et c'est encore mieux avec ça en fond sonore.
Pensez y pour les prochains qui arrivent.

07/10/09

Pfiou

Oui, pfiou, vous avez bien lu...
Cette rentrée est très pfiou, elle commence sur les chapeaux de roues.
Je pense que d'ici Décembre, je me serais transformé en vieux carambar desséché !
Nouvel emploi du temps de ouf malade à la fac (20h de cours par semaine, je suis plus habituée), nouveau (premier !) job de 14h par semaine, nouveau cours de Tango de 2h par semaine, une couette en plumes d'oie qui me prends un peu plus de temps que prévu, et les amis, et les week ends....
En gros, j'ai des journées d'environ 9h de taf (cours + job) auxquelles se rajoutent plein de petites choses intenses mais fatigantes !
Du coup, maintenant le temps de dodo s'est réduit à 7h30 au lieu de minimum 9h. Temps que je ne peux évidemment pas rattraper le week end, vu qu'il y a toujours une beuverie de prévue entre amis.
Bon heureusement, j'arrête mon job de bibliothécaire (oui oui, vous avez bien lu. Les bibliothécaires hystérico-tank-normand existe) mi Novembre, ce qui me laissera le temps de bosser mes partiels et de me reposer un peu avant les fêtes de Noël avec ma famille de tarés...
Enfin si je meurs pas avant sous un séisme de livres de Sartres, Bourdieu, Montesquieu, Proust et j'en passe. Bon en même temps, je vous accorde que vu ma carrure, il faudrait beaucoup de livres.
Tout ça pour vous dire quoi ? Que je suis bien dans mon nouveau job (ça me donne même des idées pour l'avenir...), que mes études me speed mais se passe bien, que mes amis vont biens et qu'ils me rendent heureuse, que je fais de nouvelles découvertes tous les jours et que c'est bon.
En bref, je vais bien, merci.
Et vous ?


25/09/09

Tic tac et toc

Allez, je profite d'un moment de calme pour poster un p'tit article à la con comme on les aime.
Au menu aujourd'hui ça sera une liste de mes habitudes, manies et faits quotidiens pour que vous connaissiez un peu mieux le viking normand.
C'est parti, yeeeehaaaaa :

- Mon premier geste du matin (quand j'ai le temps), est d'écrire dans un carnet le(s) rêve(s) que j'ai fais pendant la nuit.
- Bien que je ne sois absolument pas sportive (cf article sur les amas graisseux), je vais tous les jours à la fac en vélo. C'est sûrement mon côté écolo...
- Je fume ma première cigarette après le repas de midi, du moins j'essaye.
- Je peux paraître complètement bourrée alors que je suis sobre, c'est le côté hystérique (qui se transmet de mère en fille dans ma famille).
- J'ai un rire sur aigu qui fait, généralement, marrer tout le monde et que j'essaye de changer depuis des années.
- Je bois environ 3 litres de thé et environ 1 litre de tisane par jour, mais pas une seule goutte de café sinon je fais de la tachycardie (oui, je suis parfois un petit être sensible).
- Certains diront que j'ai une tendance un peu exhibe, moi je préfère dire que je ne suis pas pudique même si j'aime bien aller à la sortie des écoles maternelles en proposant aux petits enfants des cachous.
- J'aime beaucoup me brosser les dents et faire pipi dans ma douche (Aaaaah, mais c'est dégueulasse !)
- J'adore peloter mes copines et plus particulièrement, fourrer ma tête entre leurs seins. C'est une sensation assez fabuleuse.
- Je suis une bucco-violeuse, la plupart des bouches qui passent à proximité de la mienne ont droit à une exploration plus ou moins approfondie (clin d'œil à mon Johnny qui, même si elle a un steak de cheval à la place de la langue, embrasse très bien).
- Je pratique le sudoku depuis maintenant plus de trois ans, et cela à raison d'une grille minimum par jour.
- Je ne passe pas une journée sans écouter de la musique.
- J'ai une fâcheuse tendance à la gérontophilie, (malheureusement, ou pas) les garçons de mon âge ne m'intéresse pas. Dix ans (ou plus) de plus, la tout de suite ça devient beaucoup plus intéressant ! Je vous rassure, j'ai un papa qui s'est occupé de moi quand j'étais petite et qui va très bien aujourd'hui.
- J'allume toujours une cigarette avant de passer un coup de fil ou d'écrire un mail, et j'essaye de la faire durer tout le long de la discussion/rédaction.
- Pour moi, rien n'est jamais vraiment grave. Quand je pète mon lavabo ou le siphon de ma douche, j'en fais pas un foin. Et quand c'est quelqu'un d'autre que moi, je dis toujours "c'est pas grave, on va trouver une solution" très calmement.
- Je m'endors toujours dans la même position : sur le dos, la main gauche sur le sein droit et la jambe gauche en équerre de la jambe droite. Trèèèèèèès confortable !
- Quand je me cogne, je dis "merde" à la place de "aie" ou "eh meeeeeerde" quand ça fait très mal.
- Quand on me met une feuille de papier et un stylo entre les mains, je me mets instinctivement à dessiner toutes sortes de boîtes. C'est grave Docteur ?
- Je ne sais pas m'asseoir droite, j'ai toujours le buste face à la table et les jambes croisées sur le côté.
- Dans n'importe quelles situations et n'importe quels lieux, je marche pieds nus dès que je le peux (au Rockstore, pour danser le tango, dans la rue et même au boulot quand ma patronne est pas dans le coin).
- Si on me pose dans un endroit calme avec un bon bouquin, je peux y rester pendant des heures.

Je pourrais continuer longtemps comme ça à vous dire des choses banales et inutiles, mais après vous sauriez tout, et ça serait pas drôle... Faut garder un peu de mystère quand même !